1/ Hommage à "Papa Jules" Jules Berthelin
La vie du guérisseur Jules Berthelin dit Papa Jules et un chapitre du livre de Victor Simon qui lui est dédié
Bruno Lazzari
5/28/202610 min read


Cet article est un hommage à Jules Berthelin, dit "Papa Jules qui est l'arrière grand père de mon épouse Catherine. Papa Jules est pour nous un exemple, d'intégrité, de simplicité et d'humilité vraie et agissante ...
Il nous a de nombreuses fois guidés, par son Exemple et par son Esprit, sa Lumière, sa Présence.
"Merci"
Photo de Papa Jules et Maman Marie (Photo familiale non libre de droit)
Le texte qui suit est un chapitre qui lui est dédié par Victor Simon, dans son ouvrage " Quand reviendra t-il " édité en 1953. Ce texte est celui du chapitre intitulé: Les guérisseurs, Jules Berthelin de Noeux-les-Mines.
A l'intersection de ces deux courants jumeaux (la Révélation et la Médiumnité), se place la noble mission des Guérisseurs. Il faut les détacher de ceux qui exploitent sans vergogne la crédulité publique. Amis de la souffrance, apôtres de l'amour, pour rendre la santé, ils sont les humbles intermédiaires de la Puissance et de la Bonté Divines comme le fut le Maître.
Un exemple vivant nous vient à la pensée : Jules Berthelin, fondateur de l'Institut Général des Forces Psychosiques de Nœux-les-Mines
Nous avons demandé à ses amis de l'Institut de nous retracer son prestigieux passé et celui de son œuvre et c'est avec joie que nous reproduisons l'hommage rendu au frère aîné par Marcel Lhomme, un autre guérisseur, et, paru sous le titre de :
Glorieux Mendiant
Qu'est-ce qu’un savant ?... M. Berthelin ne connaît ni la physique, ni la chimie, ni les mathématiques, ni même l'orthographe. Pourtant, pour qui le côtoie souvent ou a pu converser avec lui quelques moments, il faut admettre que s'il ignore presque tout des sciences matérielles, il possède une culture qui s'étend bien au-delà des sciences positives. « Où ces sciences s'arrêtent, la sienne commence ».
Jules Berthelin n'a eu ni les possibilités, ni le temps de procéder à l’étude des effets pondérables, but normal de l’instruction et du savant. Il est cependant remonté aux causes impondérables. Sa connaissance tend à expliquer les relations du pondérable avec l'impondérable, de la matière-effet avec la force-cause.
Et c'est en mendiant qu’il a reçu son savoir car, « qu'il ne s'en blesse » il a été un perpétuel mendiant.
Mendiant tout jeune encore. Au lieu d'être écolier comme tout le petit monde de son âge, une grande famille de frères et de sœurs cadets comptant sur lui pour assurer le pain quotidien, trop jeune pour travailler, il ne lui restait qu'une seule possibilité, celle de recourir à la solidarité humaine pour les nourrir.
Mendiant aussi à l’âge adulte. Avec des camarades qu'il avait stimulés dans la Charité, il constitue une société de Bienfaisance à Avion. Et tous les dimanches, porte à porte, il ramasse le pain qu'il distribue aux plus déshérités. Il s'initiait sans doute ainsi à la vie que Dieu lui avait assignée.
Guérisseur, il mendie encore. Mais au lieu de pain pour les corps, c'est à l’Amour de Dieu qu'il mendie le pain pour les âmes; ce pain-là ennoblit, élève l’âme et la libère, au fur et à mesure de cette élévation, des souffrances terrestres.
Et l’exemple de Jules Berthelin se ramifie, s'agrandit, se multiplie.
Et pour autrui toujours, il mendie, et le pain, et l’Amour, et le pardon. Et Dieu lui donne en surcroît, l’Amour, qui est compréhension. Connaissance sentie, profonde, illuminée des âmes et des lois éternelles.
Mais déjà, en mai 1950, un de nos collaborateurs l’avait présenté dans < Forces Spirituelles > ; son article, complété de quelques citations, nous donne une idée de cette belle figure de chez nous:
Il est très peu de nos lecteurs qui ne connaissent notre ami Jules Berthelin par ses multiples guérisons, ses dons en faveur des déshérités, sa parfaite intégrité et l'extension toujours plus poussée de son œuvre.
Ces quelques pages essaieront de vous montrer l'origine du mouvement qu'il anime et comment il fut amené à y participer. Enfin et surtout, dût sa modestie en souffrir, nous tenons à insister sur l'exemple de cet homme simple, ce grand cœur qui, malgré une vie difficile et des épreuves multiples, sut mettre en pratique les lois du Maitre.
Les archives de l’institut Général rappellent que c'est en 1874 que Jules Jésupret père s'initie à la science spirite. Libre penseur déiste, il collabore à différentes revues spiritualistes. J. Jésupret s'attache en 1903 le jeune Jean Béziat, qui longtemps resta matérialiste. Mais le premier groupe ne se forme qu'en 1907, nos deux amis unis à Paul Pillault qui avait đéjà obtenu quelques guérisons. Et le 5 septembre 1907, la grande œuvre d'Amour commence.
Des guérisons merveilleuses sont obtenues. Et déjà le Corps médical s'inquiète et attaque le jeune guérisseur Morel.
Et la Cour de cassation ne pourra qu'acquitter notre ami.
L’histoire de l'Institut de Sin-le-Noble doit encore être bien vivante à l’esprit de beaucoup de nos amis et de leurs familles. Début difficile, mais quelle œuvre grandiose, et que de chemin parcouru !
Au 1er août 1914, trois guérisseurs (Pillault, Béziat, Lormier) soignent ensemble une moyenne de 300 malades par jour. Certains jours, on compta plus de 500 malades et visiteurs. Chaque matin, à 10 heures et chaque après-midi, à 15 heures, une Conférence d'initiation était faite par le Secrétaire général, M. Breye ; les soins étaient donnés gratuitement. Le Secrétaire général se déplaçait dans d'autres instituts qui fonctionnaient grâce à des guérisseurs accrédités par l'Institut Général, à Lille, Lens, Soissons, Nœux-les-Mines, Aubervilliers,
etc....
Des Fraternelles s'étaient créées, ayant pour but de réunir les adeptes des Forces Psychosiques, d'y entretenir la solidarité et la fraternité entre les malades guéris. Quatre-vingt-douze groupements se créent ainsi. La Fraternelle la plus éloignée est à Alexandrie en Egypte, une autre est à Nottingham (Angleterre) et la Fraternelle de Vendin-le-Vieil atteint 300 membres.
Instituts et Fraternelles ont, dès 1910, un organe de liaison : « Le Fraterniste ». Tirage : 7.000 ; abonnés : 6.000, hebdomadaires, format quotidien sur 4 pages.
Chaque dimanche, dans quelque ville, Pillault, Béziat et Breye organisent des Conférences publiques et contradictoires souvent avec l'appui de la grande presse, de plus en plus favorable.
Des procès retentissants (Béthune, Tourcoing) ne les atteignent pas. Ils ne procèdent ni de la science officielle ni même du magnétisme. A l'instar de Jésus-Christ, guérir est possible en aidant le malade à rétablir en lui l’équilibre rompu, en lui rendant la vie de l’âme.
Aîné d'une famille de six enfants, à une époque où n'existait ni Allocations ni Sécurité Sociale, Jules Berthelin doit, à l'âge de dix ans, aller mendier de porte en porte pour faire vivre la famille.
C'est alors que commence pour lui la « révélation spirituelle ». C'est en demandant l’aumône qu'il entend dans l'espace des appels d'esprits et de la musique, sans y prendre garde, du reste.
A l’âge de 18 ans, il travaille dans les mines. Dur travail qui le fait devenir matérialiste. « Vers 25 ans, je ne croyais plus en Dieu », avouera-t-il
Une pénible réalité se chargera de rappeler cette âme prédestinée à sa mission, Pendant sept ans, une longue maladie, devant laquelle les médecins seront impuissants, le handicapera fortement.
Alors, Berthelin apprend l'existence de l’institut des Forces Psychotiques de Sin-le-Noble où, en 1909, il fait la connaissance de Paul Pillault. Celui-ci avait reçu une communication spirituelle lui indiquant qu'un malade, médium ayant reçu des appels dans sa jeunesse, en mendiant son pain, ferait appel à lui.
Problème délicat pour le Guérisseur, de nombreux malades se pressant chaque jour à sa porte. Mais le destin de notre ami Berthelin était tracé et la volonté supérieure allait s'accomplir.
Un jour qu'il demandait des Iivres à M. Béziat, celui-ci, lui faisant raconter sa vie, comprit qu'il avait devant lui l’homme annoncé par les communications de Paul Pillault.
« Voici, lui dit-il, la mission qui vous est impartie :
« Cherchez douze personnes de bonne moralité et formez un groupe ». Après cela Jules Berthelin subit un examen a l’institut qui lui valut d'être nommé censeur à la « Fraternelle » n° 1 d'Avion.
Là, il forme un cercle de trente-cinq membres, fonde une bibliothèque et crée un groupe de solidarité qui a pour tâche de passer de porte en porte quémander pour les malheureux, car, dira-t-il simplement, « étant encore souffrant j’avais compris que si je voulais recevoir il fallait d'abord donner. »
Sans le secours d'aucun enseignement, cette âme fruste avait trouvé seule la base fondamentale et le but de la vie terrestre.
Au bout d'un an de travail, la guérison de notre ami devenait une réalité. Juste récompense de son labeur acharné.
Un jour, se trouvant chez une parente malade, il comprit par un ordre de l'au-delà qu'il pouvait la soulager et qu'il devait s'y employer. Après une compréhensible hésitation, il se mit alors au travail et, tout de suite, obtint de notables résultats, guérissant particulièrement des paralytiques.
La renommée vint rapidement ; tout en continuant son labeur matériel (il est mineur, ne l’oublions pas), il soigne après son travail et il obtient de merveilleuses guérisons.
« Toutes les maladies sont guérissables nous dira-t-il, mais pas tous les malades. »
Ces soins, nous le répétons, étaient toujours donnés gratuitement, mais de nombreux malades veulent absolument lui remettre de l’argent. Il songe alors à fonder une Caisse de solidarité et de propagande spirite. Car selon la parole de Jésus, « L’Homme ne vivra pas que du pain du corps, mais il vivra aussi de la parole de Dieu. »
Et depuis ce temps, malgré vents et marées, Jules Berthelin continue son gigantesque travail de charité.
1914. Déchainement des forces du mal. Les Instituts sont séparés, isolés, pillés. Pourtant les Guérisseurs poursuivent leur œuvre et Jules Berthelin soigne sans trêve tout en travaillant durement à la mine. Tout l'argent que lui donnent en reconnaissance ceux qu'il soulage va à sa Caisse de secours et, à la fin de la guerre, il remet à Paul Pillaut la somme, considérable pour cette époque, de 26.000 francs.
Après la guerre, Jean Bréziat se retire dans le Midi et continue à soigner ; Pillault est à Aubervilliers. Mais les Instituts et les Fraternelles manquent de liaison et disparaissent l’un après les l'autre.
Cependant, l’Institut de Nœux-les-Mines reste debout. Son grand animateur fidèle à la doctrine des Forces Psychosiques, maintient le contact avec Paul Pillault qui meurt en 1921.
Berthelin fonde un journal « Le Bieniste » avec Mme Dubuc et Mlle Duval, secrétaire de Paul Pillault. Des questions matérielles, la perversité de certaines personnes qui ne savent pas résister à l'attrait de l'argent nuisent à l'essor du mouvement ; le journal sombre.
Sans se lasser, notre ami reprend avec Mlle Denise Duval un autre journal,
« L'Avenir Spirite », grâce aux dons des malades reconnaissants. Toujours pour les mêmes raisons, nouvel échec.
Qu'importe, il continuera seul. Plus de journal, plus de Fraternelles, mais l’œuvre se maintiendra, attendant des forces neuves. Sans bruit, sans vain tapage, Jules Berthelin, maintenant secondé par le jeune médium guérisseur Marcel Lhomme, porte haut et ferme le drapeau de l’Amour et de la Bonté.
De nombreux groupements de solidarité et d'entr’aide font appel à eux ; plusieurs Centres d'études spirites, les Orphelins d' Auteuil, les Prisonniers et Déportés de Paris, les Enfants abandonnés, le Bureau de Bienfaisance de Nœux-les-Mines, la Caisse de secours de l' Alliance des travailleurs de Nœux-les- Mines, etc..., etc..., sans citer tous les cas particuliers dont la liste serait trop longue.
S'il fallait d'autres preuves, le rapport 1951 signale qu'il été distribué aux œuvres et aux nécessiteux presque un demi-million de francs soit : Jules Berthelin 280.000, et Marcel Lhomme . 200.000, ceci contrôlé pour une part par la Préfecture du Pas-de-Calais.
Tout ce travail humanitaire dont Berthelin est le pilier a valu à ce pionnier de la charité l'hommage de la Nation. Les Pouvoirs Publics lui ont décerné la Croix du Mérite Social avec félicitations de M. le Ministre de la Santé Publique.
Après cela, que dire ? Devant ce désintéressement total, combien peuvent nous sembler légers les quelques efforts auxquels nous consentons parfois pour aider notre prochain. Jules Berthelin est père de famille, il est pauvre. En toute logique, įl pourrait peut-être penser aux siens.
A cette question, il vous répond simplement .. « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Je remercie Dieu de m'avoir permis d'arriver à cette évolution par l'expiation subie en cette planète.
« Avant de consulter le guérisseur, demandez à Dieu de vous éclairer sur votre imperfection et de vous aider à fuir le mal qui se présente à vous. »
« Si nous voulons la paix, il faut la faire chez nous et en nous et réaliser la parole de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ».
Et Jules Berthelin est toujours à la tâche que le Maitre lui a fixée...
Il était bon de mettre en lumière cette vie simple et splendide, la grandeur et l'extension promise de l'œuvre de ce grand cœur pour qui seuls comptent Bonté et Dévouement.
Ajoutons que nous le citons volontiers en exemple à tous ceux qui aspirent épouser le même apostolat.
« Avant de consulter le guérisseur, demandez à Dieu de vous éclairer sur votre imperfection
et de vous aider à rectifier et vaincre le mal qui se présente à vous. »
« Si nous voulons la paix, il faut la faire chez nous et en nous et réaliser la parole de Jésus :
« Aimez-vous les uns les autres ».
Et l’institut général revit. Les Guérisseurs se lancent à nouveau à l'assaut du mal. Marcel Lhomme est accrédité Guérisseur en 1932 ; en 1951, c'est le tour de A. Deswarte et W. Stodolny ; et plus récemment, Georges Gelé. Par leur foi, ils font rayonner le Bien, en une activité et un dévouement inlassables, sous l'égide de leurs guides spirituels et de leur guide terrestre, Jules Berthelin.
Des lendemains plus rayonnants encore leur sont promis ; lentement, mais sûrement, l'Institut s'est reformé et s'organise pour une grande Œuvre revivifiée.
Nos lecteurs se souviennent du retentissant Rapport de l'Institut sur le Statut des Guérisseurs, paru dans « Forces Spirituelles « , « L'Aube Nouvelle », etc...
Mais l’institut Général des Forces Psychosiques voit à nouveau surgir de jeunes rameaux : trois nouveaux groupes viennent de se créer : Berck, Bully et Liévin. Le Groupe Triangulaire de Nœux-les-Mines les guide et les aide à réaliser leur mission. Le Médium-Guérisseur Marcel Lhomme a été désigné pour les diriger. Comment ne pas remercier Dieu et ne pas garder confiance en l’avenir ?